Réseaux sociaux,

vie publique et vie privée

Pourquoi passons-nous du temps sur les réseaux sociaux ?

Les nombreux réseaux sociaux nous permettent de rester en contact avec les autres, partager avec eux notre quotidien, affirmer nos goûts et nos centres d’intérêt, notre personnalité.

A l'adolescence, alors que l'on cherche à comprendre et s'approprier son corps et son identité, les réseaux sociaux nous aident parfois dans cette recherche et cette construction de nous-même et cela continue quand on est jeune adulte.

Les réseaux sociaux répondent aussi parfois à notre besoin de nous sentir valorisé, un « like », un nouveau « follower » nous donne l'impression de prendre de l'importance car ce que l'on fait, dit, est accepté et validé par les autres.

Qu'est-ce que l'intimité ?

L'intimité est ce qui relève de l'intérieur, du secret, des aspects qui n'appartiennent qu'à nous ou que l'on ne choisit de partager qu'avec les personnes les plus proches.

Ce sont nos pensées, nos rêves, nos projets...

Notre intimité est un besoin vital, car elle représente un espace ou un moment où l'on se regarde, à l'intérieur de soi-même, où l'on réfléchit à qui l'on est, qui on veut être.... C'est pourquoi il est important de la protéger et de la faire respecter par les autres.

Elle nous donne le sentiment que nous seul possédons et sommes responsables de nos pensées, émotions, mais aussi de notre corps. Protéger son intimité c'est s'assurer de son identité et de son autonomie.

L'intimité représente alors la limite entre ce qui est public et ce qui est privé.

Intimité sur les réseaux

Sur les réseaux sociaux où sont les limites ? Qui décide de ce qui est public ou privé ?

Une photo de soi nous appartient, mais dès qu'on la diffuse sur internet nous la faisons entrer dans la sphère publique, sans pouvoir contrôler l'utilisation que les autres en feront.

Sur les réseaux sociaux, on peut être dépossédé de son image, de ses mots ou de ses idées.

Un petit tour des réseaux et de leurs risques 

Sur Facebook :

- Perdre le contrôle des images et informations que l'on poste, elles peuvent être copiées, modifiées, diffusées sans notre accord...De faux profils peuvent venir s'immiscer parmi nos amis.

- Être victime de cyberharcèlement : favorisé par la possibilité d'anonymat et du sentiment d'impunité.

- Se dévaloriser, à force de regarder les « mises en scène » postées par les autres (leurs soirées, leurs sorties...). On peut avoir l'impression que notre vie n'est pas aussi remplie, intéressante... que celle des autres.

Sur Twitter :

- Incompréhension, détournement de nos écrits,

- Être victime de cyberharcèlement : plus présent que sur Facebook car l'espace est plus ouvert encore et l'anonymat est accentué.  De plus, Il n'y a quasiment pas de contrôle sur ce qui peut être diffusé sur Twitter.

Sur Instagram :

- Perdre le contrôle des images que l'on diffuse. Elles peuvent être mal interprétées, copiées, détournées...

- Avoir une image faussée de la réalité notamment du corps à cause du nombre de photos retouchées qui circulent et peuvent être source de complexes.

Sur Snapchat :

- Perdre le contrôle des images que l'on diffuse, comme sur Instagram ou Facebook, nous ne sommes pas à l'abri que notre photo soit copiée via une capture d'écran.

Sur Youtube :

- Tomber sur des contenus inappropriés (pornographiques, haineux, violents...), les vérifications de Youtube sont faillibles.

- Tomber dans une utilisation excessive, avec « les suggestions » et relances automatiques de vidéo, on peut perdre la notion du temps, y passer des heures et des heures et perdre le contact avec la réalité, avec notre entourage.

Quelques conseils pour se protéger 

Quel que soit les réseaux sociaux que l'on utilise il est nécessaire de se montrer prudent et responsable afin de préserver son intimité et de limiter les risques liés à leur utilisation.

Sur la plupart des réseaux on peut paramétrer son compte afin de choisir qui peut voir les contenus que l'on publie.

Malgré ces précautions, il faut garder à l'esprit que ce qui est partagé via internet laissera toujours une trace quelque part. Il est également impossible de contrôler complètement la façon dont les autres personnes utiliseront nos contenus. Sur internet, rien n'est vraiment privé. Tout ce qu'on publie peut ressurgir à un moment donné, parfois des années plus tard.

Alors ne publions pas de photos ou d'informations qui relèvent de notre sphère intime ou pourraient nous desservir (une photo gênante, dénudée, où l'on est visiblement en état d'ivresse, une phrase écrite dans l'immédiateté....)

Être responsable sur les réseaux sociaux c'est aussi signaler à Facebook, Instagram... les contenus inappropriés et utilisateurs malveillants.

Pour se protéger de commentaires déplaisants, on peut aussi « bloquer » les comptes de ceux qui en sont à l'origine. On lutte ainsi contre le cyberharcèlemnt tout comme on le fait lorsque l'on évite de liker un commentaire clairement malveillant, insultant....

Gardons un esprit critique face à ce que nous voyons et lisons sur internet. Les images comme les mots sont des mises en scène dans lesquelles les personnes choisissent ce qu'elles montrent, et ce qu'elles gardent caché. Elles ne sont pas un reflet fidèle de la réalité.

Enfin, respectons également l'intimité des autres, et ne publions pas des informations, photos, vidéos d'autres personnes sans leur accord.

Le cyberharcèlement

Allô Jeunes 34 en parle également ici

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