Nos émotions

et si on en parlait ?

Les émotions qu'est-ce que c'est ?

 

Les émotions sont des réactions à un élément extérieur mais aussi intérieur (un souvenir, une pensée...). Les émotions s'imposent à nous et affectent notre organisme (respiration, rythme cardiaque, transpiration...) et notre état mental.

 

Les émotions jouent un rôle dans notre survie, physique et psychologique.

Elles nous aident à réagir face au monde qui nous entoure et ses potentiels dangers.

Les émotions sont donc des mécanismes de défense qui nous préparent physiquement et mentalement à agir :

La peur nous prépare par exemple à la fuite, la colère nous met en condition pour combattre …

 

Il existerait six émotions de base qui seraient partagées et reconnues par tous à travers le monde :

la joie, la tristesse, la peur, le dégoût, la colère, la surprise.

Autour de ces six émotions, il en existe des multitudes, plus complexes. Dans notre langue nous avons d'ailleurs des centaines de mots et expressions pour parler de ces émotions aux degrés d'intensités différents.

 

 

Nos émotions pour nous préparer à l'action

Les émotions nous préparent à agir face à une situation. Chaque émotion entraîne une réaction différente. Cette réponse émotionnelle, nous ne la choisissons pas, elle s'impose à nous, en fonction de ce qui l'a déclenchée, mais aussi en fonction de notre personnalité.

 

La colère est une réaction de défense, lorsque l'on se sent menacé, soi-même, ou ses proches. Cette menace peut être physique, mais aussi psychologique. La colère peut être la réaction au sentiment que l'on nous dévalorise, que l'on nous rabaisse, que l'on menace notre dignité (ou celle d'un proche).

La colère est une tentative de réaffirmer sa position, ce qui nous appartient....

 

La tristesse se déclenche face à une perte : perte d'un proche, perte de son emploi...

La tristesse, entraînant une action de repli, permet de se recentrer sur soi. Ce repli nous donne le temps de réflexion nécessaire pour comprendre et se réadapter à la nouvelle situation. En nous recentrant, nous trouvons ainsi les ressources en nous pour dépasser la perte.

La tristesse aurait aussi un rôle social. Elle serait comme un appel à l'aide qui attire vers nous les proches qui peuvent nous réconforter lorsque le repli sur soi ne suffit pas.

 

La peur entraîne une réaction de fuite. La fuite de la situation (qui n'est pas seulement partir en courant) permet de trouver de nouveaux chemins, de nouvelles solutions. En cherchant à fuir ou à éviter ce qui nous met en difficulté, on invente, on trouve de nouvelles solutions.

 

Nous ressentons de la joie lorsque notre but à atteindre se rapproche. La joie sert de moteur important pour nos projets. La joie, comme la tristesse est aussi une émotion qu est souvent partagée par notre entourage. Une bonne nouvelle pour nous, l'est aussi pour nos proches et resserre les liens.

 

En fonction des émotions qui sont les plus présentes en nous, on développe, inconsciemment des stratégies pour réagir aux différentes situations qui peuvent nous poser problème.

Par exemple :

Quelqu'un dont l’émotion la plus courante est la colère sera dans la lutte face à un problème.

Celui ou celle qui aura plutôt recours à la fuite (physique ou intellectuelle) laisse s'exprimer sa peur, ses angoisses.

Une personne qui aura tendance au repli sur soi réagit à sa fatigue, son abattement.

 

 

Quand on ne sait pas quoi en faire

 

Depuis notre enfance nous avons à faire avec nos émotions.

Mais c'est à l’adolescence qu'elles nous semblent particulièrement envahissantes et intenses.

Il arrive qu'on ne sache pas quoi faire de ce qui nous traverse. Parfois il est même difficile d'identifier ce qui se passe en nous

« je ne me sens pas bien, mais suis-je triste ou en colère, ou bien les deux ? »

« Pourquoi suis-je triste alors que j'ai l'impression que tout va bien ? »

 

On peut être partagé entre l'envie de laisser s'exprimer nos émotions et au contraire de les enfouir au fond de nous.

Laisser éclater sa joie, pleurer, exprimer sa colère, tout cela nous « soulage », on se sent souvent libéré, plus léger.

Mais il y a des situations dans lesquelles les émotions n'ont pas leur place : on peut se dire que montrer sa tristesse en classe devant tout le monde serait une marque de faiblesse.

Les émotions sont en effet des outils dans notre relation aux autres.

 

Alors, que faire ? exprimer ou étouffer nos émotions ?

Les émotions s'imposent à nous et sont plus ou moins intenses. Il existe des moments où nous ne pouvons pas simplement laisser éclater notre tristesse, notre colère, au risque d'être débordé nous-même.

Mais Ignorer complètement nos émotions, les enfermer en nous, peut être source de mal-être. Les émotions, même si nous n'en avons pas conscience, trouvent d'autres moyens de s'exprimer, par exemple par le corps (maladies de peau, problèmes gastriques...)

C'est alors une question d'équilibre, entre expression et répression des émotions, il s'agit de les réguler. On prend ainsi conscience de ce que l'on ressent, et on utilise cette connaissance pour mieux réagir aux situations.

Un atout pour la connaissance de soi

Identifier nos émotions peut aussi nous aider à mieux nous connaître nous-même.

Savoir ce qui déclenche nos émotions, pourquoi, comment on l'exprime ou pas, permet de prendre conscience de nos points faibles et nos points forts, de nos limites et nos ressources.

 

Faire attention aux signaux que nos émotions nous envoient, les laisser s'exprimer quand la situation s'y prête, contribue à notre bien-être psychologique.

On parle parfois d'intelligence émotionnelle. Cela désigne notre capacité à comprendre et réguler nos émotions. Cette intelligence, nous pouvons la développer tout au long de notre vie.

 

Les émotions font partie de notre vie mentale. Raison et sentiments ne sont pas si opposés que ce l'on pense. Nos émotions jouent un rôle sur notre mémoire, dans nos apprentissages...